Chapitre 19- 24 juin 2016 là où je prends le métro de Shanghai !

4h30 : le jour se lève sur Shanghai avec un ciel dégagé, un peu moins de chaleur et d’humidité et c’est décidé je vais aller me balader à la fraîche histoire de voir se réveiller cette grande ville.

C’est décidé : aujourd’hui je me lance seul dans la visite de Shanghai. Je passe chez Jean Paul pour récupérer ma carte SD pour l’appareil photos ! Et oui pour éviter de tout perdre chaque soir je copie tout sur l’ordinateur de JP. Nous buvons un café ou plutôt un Nescafé accompagné de biscuits chinois à la jujube !

5h15 : départ pour mon premier périple shanghaïen seul. Aussi direction la sousoupe volante ferroviaire ! Voir le chapitre 13.

Mais avant petite balade sous la verdure du campus. La sortie Est du campus est à 1 kilomètre sous les frondaisons. Allée quasi déserte à cette heure-ci.

Salut matinal au grand Timonier sur la prairie, pardon la pelouse d’honneur du campus.

Et voici la sortie Est qui s’ouvre sur Meilong Road… à cette heure ci c’est tranquille Mimile !

Immeuble passablement décrépi et rouillé donnant sur le magnifique égout à ciel ouvert, pardon c’est un canal d’agrément dont la couleur et l’odeur ne font pas dans le romantisme échevelé !

Et là magie du petit matin, personne sur la rue, personne sur la piste cyclable et seulement quelques piétons faisant leur jogging !

Malins les Chinois, les voies réservées au bus ne le sont qu’aux heures de pointe !

Vélos au repos : ils finissent tranquillement leur nuit en attendant de faire aussi leur jogging matinal !

Arrivé à la gare, je m’engouffre dans ses entrailles à la recherche du métro…. Encore quelques centaines de mètres dans les couloirs de la gare, larges comme des avenues et je trouve le Graal de la journée : le plan du métro.

Voici la clé du succès pour se déplacer dans le métro de Shanghai, tout est bilingue et c’est très clair à condition d’être très attentif. Pour vous donner une idée de la taille, comptez 1 kilomètre entre chaque station. Le problème c’est que je suis parti avec un guide de Shanghai réalisé par National Geographic donc du sérieux datant de 2008 donc très ancien au regard de la vitesse de développement de cette ville et voyez ci-dessous le plan du métro de Shanghai : cherchez l’erreur ! Juste 6 lignes de métro en plus  (presque une nouvelle par an).

Et voici le trajet de la ligne 1 en rouge : nous sommes à Shanghai South Railway Station (la gare du sud) et je vais me rendre à People Square, autrement dit la place du Peuple qui est le véritable centre de Shanghai, longée au nord par Nanjing Road (Rue de Nankin) appelée aussi les Champs Elysées de Shanghai.

Pour accéder au métro il faut montrer patte blanche et passer son sac au scanner de la police… aux heures de pointe ça doit être coton !

Le quai de la station est nickel et la sécurité maximum car l’accès aux rames est fermé par des portes coulissantes sur les quais, les caméras de vidéosurveillance sont omniprésentes

Quelques consignes simples de civilité compréhensibles dans toutes les langues pour désigner les places réservées, sauf que je ne comprends pas bien le dernier bonhomme à droite : y aurait-il un privilège pour les mecs cravatés ? Mystère !

 

Les rames de métro sont françaises (Alsthom) ou allemandes (Siemens), mais ici tout est nickel : pas de tags, ni de dégradations.  Mais de la pub de partout : sur les poignées, sur les écrans intérieurs (ce matin là, il y avait la diffusion d’une publicité à la gloire de l’enseignement très martial des enfants dès le primaires réalisée semble t’il par l’Armée du Peuple) C’est du flambant neuf ! Peu de monde mais tous les smartphones ne sont pas encore réveillés et certains dorment encore dans la poche ou le sac de leur propriétaire !

La publicité sur les pognées, mais aussi projetée sur les parois du métro : les spots publicitaires se déplacent avec vous, ce qui leur donne un aspect très sautillant dans le style des premiers films des frères Lumière, la couleur en plus.

Arrivé à destination, je quitte le métro et j’accède à la Place du Peuple où les méga-publicités ont remplacé les slogans et affiches de propagande de l’ère Mao. Maintenant le nouveau Dieu, c’est la conso !